PAROLE DE PROPRIO DE CLOVIS M3 3.2 E36 (ARTICLE)

Parole du proprio Clovis

Hello les passionnés, voici l’article écrit par Clovis un passionné de M3 3.2 E36 :

 

Présentation de ma M3 3.2 e36

L’origine de ma passion :

Je suis adepte de la vitesse, des performances et du style automobile affirmé. J’ai appris à piloter sur circuit à l’âge de 15 ans, j’ai couru en monoplace de type F4 et Formule Renault, jusque-là pas grand chose à voir avec une BMW… Mais tout de même, depuis ce passage sur les circuits, j’avais envie de retrouver des sensations de pilotage proche, il me fallait donc une propulsion, un rapport poids-puissance intéressant et le moins d’aides à la conduite.

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Pourquoi cette M3 e36 de 1998 ?

 

Les deux aspects qui m’ont fait franchir le pas sont la polyvalence de l’auto et la côte grimpante de ce futur collector.

 

J’ai choisi la version 3.2l, produite de 1995 à 1998 en coupé, l’année 1999 étant réservée à la fin de production des cabriolets et au lancement de la M3 e46. Pourquoi donc une 3.2l ? Premièrement, pour la boite 6, qui permet de faire baisser légèrement la consommation une fois la vitesse de croisière atteinte, que ce soit à 90 ou 160 km/h, le moteur ne force pas et le bruit est relativement contenu à des régimes inférieurs à 4000 tr/min.L’auto est tout de même polyvalente, le couple maxi est à 3250 tours/min, si l’on conduit aux limitations de vitesses, il faut songer à rester plutôt entre 2000 et 3000 tours/min, inutile de monter dans les tours si la circulation et les conditions ne le permettent pas. Par exemple, la 3ème vitesse permet d’atteindre les 180 km/h compteur (soit environ 175 GPS), la 4ème flirte avec les 220, la 5ème permet d’atteindre la vitesse maxi limitée à 260 compteur (250 GPS) et finalement la 6ème ne sert pas à grand chose car la vitesse maxi théorique dépasse les 325 km/h, impossible à atteindre sur le plat ! Bien évidemment, tous ces tests ont été réalisés en Allemagne, sur Autobahn. Cette 6ème est donc seulement là pour faire baisser la consommation et augmenter l’agrément en conduite « bon père de famille » ou balade.

 

Ensuite, l’évolution technique, le moteur, le S50B32 dispose d’un double vanos, de vilbrequins, soupapes, culasse, pistons totalement revus. Le bloc développe un rendement inégalé pour l’époque, plus de 100ch/L, c’est exceptionnel. La puissance est disponible en haut du compte-tours, puisque les 321ch sont atteints à 7400 tours/min, pour un rupteur positionné 200 tours plus haut ! C’est à ses régimes que le 6 cylindres en ligne s’exprime réellement et a une bande sonore des plus particulières.

 

Le deuxième aspect est la côte qui ne cesse de monter depuis 2014, à titre d’exemple un exemplaire comme le mien se négociait entre 8000 et 12000€, aujourd’hui selon l’état, le kilométrage, les options et les travaux réalisés, cela varie entre 18000 et 25000€. Observations faites sur classictrends.eu, autoscout24.fr et leboncoin.

 

Cerise sur le gâteau, le coloris : bleu Estoril, mon préféré !

 

Au volant, ça donne quoi ?

 

Cette M3 est fantastique dans la mesure ou elle est POLYVALENTE, oui vous avez bien lu ! On peut partir en week-end, en vacances, aller faire ses courses (bien que je suis toujours frileux des parkings public, rayures etc) et aller sur circuit, participer à des trackdays.

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Le côté pratique de cette auto : 4 vraies places, un grand coffre dans lequel il tient 2 petites valises, pleins de sac ou une grosse valise et des sacs de voyage, bref assez pour ne pas finir nu au bout d’une semaine, et une consommation relativement raisonnable compte tenu du moteur, le 6 cylindres en ligne. Comptez 10l/100km aux vitesses règlementaires, avec un réservoir de 62L cela laisse une autonomie convenable.

 

Passons au côté le plus sympa, si l’on hausse le rythme ! Déjà, il ne faut pas hésiter à rétrograder assez de vitesses, les virages serrés se négocieront en 2ème et le reste du temps cela se jouera entre la 3 et la 4ème puisque souvenez-vous la 4ème permet d’atteindre des vitesses à faire la une des médias et bien plus encore…

 

Côté châssis, le ressenti est bon, avec les pneus de 245mm à l’arrière, vous êtes sereins si la route est sèche et vous pourrez hausser le rythme sans craintes. Il ne faudra pas oublier de freiner relativement fort puisque la vitesse augmente rapidement et les virages arrivent vite, très vite ! Le feeling du freinage est bon et adéquat pour une utilisation sportive sur route. Sur circuit, je n’ai pas eu de soucis particulier. Il faut dire qu’avec tout ce que l’on entend au sujet du freinage des ///M, on les préserve un peu. J’entends par là qu’après 3 ou 4 tours de circuit en mode chrono il faut faire refroidir les freins 1 ou 2 tours, ce n’est jamais du luxe ! Surtout si vous rentrez avec par la route. Autre recommandation, une purge du liquide de frein par an, avec plus de 1450kg, vous imaginez les contraintes répétées en utilisation sportive…

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C’est d’ailleurs sur circuit que l’on s’amuse le plus, le train arrière se place au frein à la demande et l’on peut enrouler le virage avec un peu de gaz si l’on souhaite poursuivre la glisse, bref une auto qui ne demande qu’à jouer ! Avec un peu de délicatesse vu l’année de naissance de ce modèle : 1998.

 

Si l’envie vous prend de rouler avec sous la pluie ou par temps humide, gare à vous ! Pourquoi ? 321 chevaux, propulsion, pas d’anti-patinage. Tout est dit.

L’état des pneumatiques joue un rôle primordial sur la tenue de route de la M3, elle est très sensible à la qualité des gommes, là ou il ne faut pas lésiner justement. Sauf si vous voulez glisser à des vitesses faibles, au moins c’est facile et presque, je dis bien presque, sans risques pour vous ni la voiture ! A condition de rester humble et de prendre le temps de la dompter. Si vous chaussez de bons pneus, Pirelli, Michelin ou Dunlop, le problème de perte d’adhérence est partiellement réglé, pourquoi ? Car une louche sur la commande d’accélérateur associé à un angle au volant trop important ou même un revêtement dégradé et c’est la dérive immédiate ! Mieux vaut avoir les deux mains sur le volant dans ces moments-là.

 

Bref c’est une auto très réussie pour son époque, à mi-chemin entre une ancienne et une moderne, car en terme de sécurité active, elle dispose uniquement d’un ABS et d’un régulateur de vitesse. L’idéal pour se faire plaisir sans arrière-pensées au sujet des aides électroniques ou alors se reposer en mode cruising au régulateur pour partir tranquillement en week-end. L’intérieur est proche de celui qu’on connaît dans les e36, si ce n’est un intérieur cuir, un compteur spécifique, la climatisation automatique bi-zone, l’ordinateur de bord 18 touches affichant l’autonomie restante, plutôt sympa pour l’époque ! Sans oublier la sellerie cuir Cobra (spécifique aux M3 de l’époque) et j’en passe…

 

Quand on sait que son prix de vente en concession à l’époque était l’équivalent de plus de 70 000 €, on comprend finalement les qualités intrinsèques de l’auto, une excellente routière et une machine à distiller du plaisir, fun et performante à la fois.

A bientôt les passionnés !

Clovis & Ludo

Site de Clovis qui fait des stages de pilotage : https://stage-pilotage-bmw.com/

 

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